Bien et mal

Le bien est faible au début, puissant à la fin ; le mal c’est le contraire

31 mai 2026
En opposant le mal au mal, la haine à la haine, la violence à la violence, on met en œuvre une très vieille philosophie qui ne peut pas donner de bons résultats. C'est par la bonté que l'on s'oppose au mal, par l'amour que l'on chasse la haine, par la paix que l'on combat la violence.
Une fois pour toutes il faut comprendre cette loi : seul le bien peut lutter contre le mal, car le bien est fait d'une matière immortelle, alors que le mal est fait d'une matière friable. Toute parole, tout acte de haine peut être comparé à une pierre jetée en l'air : plus le temps passe, et moins elle a de force pour s'élever. Une bonne parole, au contraire, un acte de bonté peut être comparé à une pierre que l'on jetterait du haut d'une tour : avec le temps son mouvement et sa puissance s'accélèrent. C'est là le secret du bien : il est faible au commencement, mais tout-puissant à la fin. Le mal au contraire est tout-puissant au début, mais il va en s'affaiblissant.