Le symbole des trois systèmes chez l'araignée, la fourmi et l'abeille

Les abeilles fabriquent un aliment pour les hommes

« Il existe trois systèmes dans la vie : les systèmes égocentrique, biocentrique et théocentrique.

Ces trois systèmes se retrouvent partout dans la nature : dans les pierres, les plantes, les animaux, les étoiles…

Jetons rapidement un coup d’œil sur le mouvement des comètes, des planètes et des soleils. Les comètes ont une trajectoire interrompue. La trajectoire que décrivent les planètes est une spirale. Quant à la trajectoire que décrivent les soleils, on peut dire que c’est un cercle dont le centre se trouve à l’infini.

Si nous cherchons ces trois systèmes parmi les insectes, nous trouvons que l’araignée est le symbole du système égocentrique, la fourmi celui du système biocentrique, et l’abeille celui du système théocentrique.

L’araignée vit solitaire, elle attire les mouches, et lorsque l’une d’elles s’est laissé prendre dans ses filets, elle court la chercher pour l’amener au centre de son système (la toile) et la manger.

Les fourmis, bien qu’elles appartiennent encore au système égocentrique, sont déjà entrées dans le système biocentrique : elles vivent groupées et organisées en sociétés. Mais les abeilles les dépassent, car le but de leur travail est de donner quelque chose de précieux à d’autres êtres d’une évolution supérieure à la leur.

Les araignées et les fourmis travaillent uniquement pour elles-mêmes, tandis que les abeilles fabriquent un aliment pour les hommes.

Compris de cette façon l’adjectif « théocentrique » ne signifie pas que tout converge vers Dieu, mais que chaque manifestation de l’être dépasse la personnalité. Et l’activité des abeilles dépasse la personnalité puisqu’elles préparent du miel pour les hommes.

Ce n’est pas pour Dieu qu’elles le font, mais ce n’est déjà plus uniquement pour elles. Cet acte est impersonnel, il entre donc dans le système théocentrique.

Certains objecteront que les abeilles préparent le miel pour elles-mêmes et que les hommes le volent.

En réalité, la nature leur fait bien préparer aussi le miel pour les hommes, de même qu’elle pousse les arbres à préparer leurs fruits pour nourrir d’autres créatures qu’eux-mêmes. »

"L’ami des abeilles"
Hans Thoma (1863)
(cliquer pour zoomer)

« Il existe trois systèmes dans la vie : les systèmes égocentrique, biocentrique et théocentrique.

Ces trois systèmes se retrouvent partout dans la nature : dans les pierres, les plantes, les animaux, les étoiles…

Jetons rapidement un coup d’œil sur le mouvement des comètes, des planètes et des soleils. Les comètes ont une trajectoire interrompue. La trajectoire que décrivent les planètes est une spirale. Quant à la trajectoire que décrivent les soleils, on peut dire que c’est un cercle dont le centre se trouve à l’infini.

Si nous cherchons ces trois systèmes parmi les insectes, nous trouvons que l’araignée est le symbole du système égocentrique, la fourmi celui du système biocentrique, et l’abeille celui du système théocentrique.

L’araignée vit solitaire, elle attire les mouches, et lorsque l’une d’elles s’est laissé prendre dans ses filets, elle court la chercher pour l’amener au centre de son système (la toile) et la manger.

Les fourmis, bien qu’elles appartiennent encore au système égocentrique, sont déjà entrées dans le système biocentrique : elles vivent groupées et organisées en sociétés. Mais les abeilles les dépassent, car le but de leur travail est de donner quelque chose de précieux à d’autres êtres d’une évolution supérieure à la leur.

Les araignées et les fourmis travaillent uniquement pour elles-mêmes, tandis que les abeilles fabriquent un aliment pour les hommes.

Compris de cette façon l’adjectif « théocentrique » ne signifie pas que tout converge vers Dieu, mais que chaque manifestation de l’être dépasse la personnalité. Et l’activité des abeilles dépasse la personnalité puisqu’elles préparent du miel pour les hommes.

Ce n’est pas pour Dieu qu’elles le font, mais ce n’est déjà plus uniquement pour elles. Cet acte est impersonnel, il entre donc dans le système théocentrique.

Certains objecteront que les abeilles préparent le miel pour elles-mêmes et que les hommes le volent.

En réalité, la nature leur fait bien préparer aussi le miel pour les hommes, de même qu’elle pousse les arbres à préparer leurs fruits pour nourrir d’autres créatures qu’eux-mêmes. »

"L’ami des abeilles"
Hans Thoma (1863)
(cliquer pour zoomer)

Texte extrait de l'ouvrage "Les deux arbres du Paradis", chap. I "Les systèmes théocentriques et biocentriques ".

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